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Entraide en cette veille d’examens

Les associations de tutorat se mobilisent pour accompagner les étudiants vers les partiels. Voici comment les étudiants de médecine et de Coréen s’organisent pour réviser…

 

Dans cette période de révision, les étudiants ont le choix. Soit ils travaillent seuls dans leur coin, chez eux ou à la bibliothèque (dont l’amplitude horaire augmente à la veille des partiels), soit ils se tournent vers les autres pour réviser en groupe. En médecine, sur le site de Bichat, les étudiants ont le sens du collectif. L’association Tutorat santé est animée par des dizaines d’étudiants de 2ème et 3ème années qui accompagnent bénévolement les étudiants de PACES (première année commune des études de santé). Pour les préparer au mieux au concours fixé le 14 décembre prochain, l’association organise un grand concours blanc le 5 décembre, avec quatre épreuves dans la journée, histoire de mettre les candidats dans les conditions d’examen. Depuis le début de l’année, les étudiants de 1ère année sont soutenus par leurs aînés qui leur proposent régulièrement des travaux dirigés thématiques dans un amphi à Bichat et des concours blancs hebdomadaires. « Entre 700 et 800 étudiants participent à ces concours blancs le vendredi matin. Pour s’assurer de la qualité des épreuves, certains de nos professeurs acceptent de vérifier les énoncés », explique Victor Boimare, président de l’association Tutorat Santé Paris Diderot. 

 

Un soutien pédagogique et moral

Les étudiants de PACES peuvent également bénéficier de conseils, sur la méthodologie par exemple, auprès de parrains de 2ème ou 3ème année. 250 étudiants se sont portés volontaires pour soutenir leurs camarades, ils échangent de façon informelle par mail ou autour d’un café pour affronter cette année déterminante et très stressante. « En novembre, les candidats à la PACES connaissent souvent une baisse de moral, les parrains leur apportent un précieux soutien moral», souligne Victor Boimare. Ces liens existent bien évidemment dans d’autres UFR. En licence de Coréen, six étudiants de L3 assurent une permanence lundi après-midi pour soutenir les étudiants de première année. « Comme nos professeurs ne parlent pas français, certains nouveaux se sentent un peu perdus dans certains cours de langue ou de civilisations », glisse Anne-Emilie, tutrice et étudiante en L3. En dehors de la permanence, les étudiants échangent sur les réseaux sociaux. A la veille des examens, les étudiants créent des groupes Facebook pour se poser des questions durant leurs révisions. « Si nous n’avons pas bien compris un point de notre cours, les réseaux sociaux nous donnent la possibilité d’interroger nos camarades à n’importe quel moment de la journée et de la nuit, c’est pratique », rapporte Anne-Emilie.

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